le 04 Juillet

© Bal du moulin de la Galette - Auguste Renoir

N’AYEZ PAS PEUR,

LA DANSE EST POUR TOUT LE MONDE

INFOS*

Bal musette, bal populaire, bal des pompiers, mais aussi bal courtois, bal des débutantes, bal du 14 juillet, bal de cour, bal du samedi soir : ce ne sont pas les déclinaisons qui manquent pour évoquer ces soirées qui réunissaient des individus en masse pour partager le plaisir de la danse.

 

Ils se retrouvaient pour s’offrir la récompense d’une détente bien méritée, se dégourdir les pieds, trinquer à la santé de l’avenir, rencontrer des jolies filles ou des jolis garçons, se raconter des messes basses pour se faire rougir, attendre un regard qu’ils désiraient en secret, sauter sur la piste de danse, se regrouper en famille, entre amis et surtout partager.

 

Rendons hommage à tous ces cinq-à-sept qui ont su marqué l’histoire.

Dansons au cœur des salons de nos mémoires.

Toujours un bal, toujours une œuvre.

Direction les musées.

Réservations et informations balmusee@festivalecho.com

Plein tarif 15 euros (canotier compris)

Tarif réduit 10 euros (canotier compris)

Date : Samedi 04 Juillet 2020

Horaires : de 21H00 à 03H00

Lieu : Jardins du Musée Dauphinois

Thème : Le Canotier

PETITE HISTOIRE ...

La « dansomanie »

Au XIXe siècle, le bal fait partie, selon des modalités variées, des loisirs de toutes les couches de la population. En automne et en hiver, la saison mondaine est rythmée par un certain nombre de bals privés, réservés à la haute société, dont la fonction la plus importante est la préparation des alliances matrimoniales. Ouverts à tous (mais payants), les bals publics apparaissent à Paris sous le Directoire et regroupent salles d’hiver et jardins d’été. Le phénomène connaît son apogée sous la monarchie de Juillet ; dans les jardins installés pour la plupart aux Champs-Élysées – comme le bal Mabille – triomphent la valse, la polka et la mazurka. La décadence des bals publics à partir du Second Empire est contemporaine de l’essor des guinguettes le long de la Seine et de la Marne. Alors que les anciennes guinguettes établies aux barrières de Paris disparaissent, des bourgades comme Charenton, Suresnes ou Chatou (avec la célèbre maison Fournaise immortalisée par Renoir) accueillent dans leurs buvettes dansantes une clientèle parisienne venue goûter aux joies d’une nature plus ou moins factice. Dans ces lieux, bientôt appelés « bals musettes », apparaissent après 1900 de nouvelles danses importées de l’étranger : boston, matchiche, cake-walk. La danse s’impose ainsi comme un loisir pratiqué par tous. L’étudiant qui va « guincher » avec une grisette dans un bal de quartier, le fonctionnaire que sa carrière oblige à se rendre avec son épouse au bal de la préfecture, la jeune fille qui fait ses débuts lors d’un bal donné au faubourg Saint-Germain : tous participent à cette « dansomanie » observée par les contemporains.

CHANSONS

LE BAL

Bernard Lavilliers

Je vois des danseurs fous tourner dans la lumière 
J'aime ces guerriers joyeux qui n'aiment plus les guerres 
Combien de souvenirs sur ces bras tatoués 
J'ai dansé 

Je danse avec ma fille que des garçons entraînent 
Déjà leurs yeux brillants lui font comme une traîne 
J'aime les femmes rondes qui nous emmènent au bal.

Plus jamais penser à mourir 
Plus jamais penser à vieillir 
Plus jamais penser à dormir 
Car jamais le soleil n'était monté si haut 
Jamais été si chaud, si chaud, si chaud 
Ah, j'ai dansé 

Je vois tous les volants soulever la poussière 
Tous les bras s'envoler comme pour la prière 
Combien d'amants nouveaux pour annoncer l'été vont danser 

Je danse avec mon fils, je danse avec mes frères 
Je danse sur une île au loin perdu en mer 
Je danse les yeux bandés, l'Amour est dans ce bal


Plus jamais penser à mourir 
Plus jamais penser à vieillir 
Plus jamais penser à dormir 
Car jamais mes amis n'étaient venus si beaux 
Jamais sauté si haut, si haut, si haut 
Ah, j'ai danse 

Je vois des danseurs fous tourner dans la lumière 
J'aime ces guerriers joyeux qui n'aiment plus les guerres 
Combien de souvenirs sur ces bras tatoués 
J'ai dansé 

Je vois tous les volants soulever la poussière 
Tous les bras s'envoler comme pour la prière 
Je danse les yeux bandés, l'Amour est dans ce bal

LE BAL PERDU

Bourvil

C´était tout juste après la guerre, 
Dans un petit bal qu´avait souffert. 
Sur une piste de misère, 
Y´en avait deux, à découvert. 
Parmi les gravats ils dansaient 


Dans ce petit bal qui s´appelait 
Qui s´appelait 
Qui s´appelait 
Qui s´appelait. 
Non je ne me souviens plus 
Du nom du bal perdu. 
Ce dont je me souviens 
C'est de ces amoureux 
Qui ne regardaient rien autour d´eux. 
Y´avait tant d´insouciance 
Dans leurs gestes émus, 
Alors quelle importance 
Le nom du bal perdu? 
Non je ne me souviens plus 
Du nom du bal perdu. 
Ce dont je me souviens 
C´est qu´ils étaient heureux 
Les yeux au fond des yeux. 

Et c´était bien 
Et c´était bien. 
Ils buvaient dans le même verre, 
Toujours sans se quitter des yeux. 
Ils faisaient la même prière, 
D´être toujours, toujours heureux. 
Parmi les gravats ils souriaient 
Dans ce petit bal qui s´appelait 
Qui s´appelait 
Qui s´appelait 
Qui s´appelait 

 

(...)

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